Les « Codes noirs » présentés ici et rédigés dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, concernent les colonies espagnoles des Caraïbes et de Louisiane. Fixant des normes juridiques qui donnent un cadre légal à la traite, à l’exploitation et à l’appareil répressif, ils édictent de manière organisée et méthodique un ensemble de règles inspirées par le souci d’éviter les soulèvements ou la fuite des esclaves (le marronnage). Ils s’inscrivent dans le cadre d’une nouvelle politique de rentabilisation des colonies espagnoles s’inspirant des exemples français et anglais où une importante main-d’œuvre servile assurait la prospérité des plantations et répondent au développement de la traite dans l’empire colonial espagnol.
Ces codes sont le reflet de la conscience morale de l’époque dans ses aspects les plus sombres.Manuel Lucena Salmoral est titulaire de la chaire d’histoire de l’Amérique latine à l’Université d’Alcalá en Espagne.
Autres titres disponibles dans la collection Mémoire des peuples
Voir également :
- Les abolitions de l'esclavage
- La chaîne et le lien Une vision de la traite négrière
- Déraison, esclavage et droit
- Montesquieu, Rousseau, Diderot : du genre humain au bois d'ébène
- L'Or et les esclaves
- La Société des Amis des Noirs (1788-1799)
- La Traite et l'Esclavage dans le Monde Lusophone - Cahiers des Anneaux de la Mémoire, N° 3
- La traite négrière du XVe au XIXe siècle