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L'art et la vie

« Un titre simple, presque banal, L’Art et la Vie, pourtant nul livre ne porte mieux son nom. Celui qui a écrit ces propos sur la peinture, le Polonais Joseph Czapski, était à la fois peintre et écrivain, l’auteur notamment de Proust contre la déchéance, ces causeries sur Proust prononcées pour ses compagnons de captivité dans le camp russe de Griazowietz. C’est dire si l’art résonne pour lui, au plus profond du tumulte, comme un appel à la vie. À travers ces articles sur la peinture, donnés à la revue de l’émigration polonaise Kultura, et ces pages choisies de son Journal, émergent les contours de cet appel, cette émotion première capable de hanter un homme jusqu’à la fin de ses jours. « On devrait parler d’art à la manière d’un troglodyte ébloui et effaré », écrit Czapski. En effet. Qu’il parle de l’éblouissement heureux de Bonnard, du courage de Derain, de la légèreté de Dufy, de la faim d’absolu de Soutine, de l’univers cristallin de Matisse, qu’il évoque Cézanne, Nicolas de Staël, un livre de Charles Sterling sur la nature morte ou son ultime rencontre avec Anna Akhmatova, Joseph Czapski revient chaque fois à cette sensation fulgurante que l’artiste s’efforce, sa vie durant, de restituer. Le peintre, en lui, comprend de l’intérieur le combat intime de l’artiste, sa bataille avec les couleurs et les pâtes pour rendre cette sensation si subtile qu’elle concerne autant les objets que l’ « air qui entoure toute chose ». (…)
De ce parcours libre et passionné se dégage une tendresse infinie pour ses compagnons de route, les peintres et les écrivains, ceux qui l’ont ramené à la vie : un petit Corot vu à la National Gallery de Londres lorsqu’il était tout jeune, le souvenir d’un tableau de Matisse alors qu’il gisait mourant dans un hôpital du Turkestan, la réflexion du vieux peintre Hokusai : « Quand j’aurai 100 ans, mon art sera vraiment élevé, et mon but définitif je l’atteindrai vers mes 110 ans, alors chaque trait et chaque point que je tracerai seront imprégnés de vie. » L’art est la vie. Ces pages magnifiques viennent nous le rappeler. »

É. De la Héronnière, Revue des Deux Mondes

 

 

 

 

 

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