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Signons la paix avec la Terre
« … Pour le professeur du secondaire, cet ouvrage est un excellent moyen de nourrir sa réflexion sur le développement durable en lui ouvrant de nouveaux horizons et en faisant parfois des découvertes stimulantes (l’eau « virtuelle »). Il se trouvera en terrain connu sur le fond, mais avec des éclairages différents qui pourront lui apporter des pistes sur la façon d’aborder la question du DD dans ses cours, et sortir des approches exclusivement environnementalistes qui prédominent encore trop souvent.»
Pascal Boyries, Les Clionautes
« J'ai mis du temps avant d'oser évoquer ce livre. Je l'ai d'abord lu puis relu. Avec toujours cette même question "pourquoi ?". Pourtant, je sais bien que cette question est un non sens. Elle se base sur deux histoires : l'une "à cause de quoi", l'autre "en vue de quoi". Et puis, je me suis dit "comment". Comment en sommes-nous arrivés là ? Mais où là ? Me direz-vous ? A cette évidence "avec une population mondiale de plus de 9 milliards, selon les estimations pour 2050, il faudra bien que nous changions d'attitude, sauf à précipiter un suicide collectif" (écrit Javier Pérez de Cuéllar dans l'introduction). Revenons à l'attitude dont il est question : la pollution, nos habitudes de consommation, notre égoïsme, notre incapacité à modéliser un avenir positif pour la planète (et plus encore à le mettre en place). La réelle question qui se pose, alors qu'au cours du XX° siècle nous avons multiplié par dix notre consommation d'énergie et de matières premières, c'est de savoir "comment répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations de demain à satisfaire les leurs ?". Sous la direction de Jérôme Bindé, ce livre regroupe des textes et des interventions de tous ceux qui essayent de répondre à cette question. Chacun apporte, à sa manière, une solution. Mostafa K. Tolba nous livre ses réflexions sur le développement durable. Celui à adopter aujourd'hui pour que le monde de demain respire...Il en évoque les différents visages au cours de ces trente dernières années. Cette partie consacrée aux limites de la croissance nous entraîne vers une autre question : celle de l'eau, de sa gestion. Le nouvel or : l'or bleu. Trois articles se répondent et offrent les réflexions essentielles et les changements à mettre en place sous peine de voir l'eau disparaître. Puis la partie consacrée à la biodiversité en danger. Les chiffres, les cartes, les démonstrations se suivent, nous sommes en état d'alerte et personne ne bouge. Nous sommes trop prisonniers de nos habitudes. Nous en oublions l'essentiel. Il nous faut comme le souligne Souleymane Bachir Diagne "faire la terre totale". Ce qui nous entraîne logiquement vers le contrat naturel proposé par Michel Serres. Nous devons, comme il le propose, revenir à une pensée plus solidaire où chaque individu serait membre d'une même famille : l'humanité. Je dis bien "serait". Je mets un conditionnel, là où je devrais mettre un présent. Et toute la difficulté tient en cette conjugaison. »
Sonia Bressler, rédactrice en chef, Kritiks
« … En résumé, le livre propose l’invention de nouveaux styles de développement en vue du développement durable ; il constitue, de ce fait, un ensemble de données dans lesquelles le professeur de géographie peut puiser en vue d’illustrer divers thèmes du programme des cours. »
Fédération des professeurs de géographie de Belgique francophone (FEGEPRO)
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